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FIDH

11 Juin 2015

Real Baku Game, un jeu pour dénoncer les Jeux

A l'occasion des Jeux Européens, la FIDH veut rappeler et intensifier son action en faveur de la libération des prisonniers politiques. Babel signe une campagne virale qui mise sur un jeu vidéo façon rétro gaming, en milieu carcéral.

Pour l’Azerbaïdjan, les premiers Jeux européens de Bakou sont une occasion de briller sur la scène internationale. Mais, pour la FIDH et son combat pour les droits humains, ils sont l’occasion de dénoncer la répression contre les dissidents. À la veille de l’ouverture des Jeux, la FIDH lance avec Babel un jeu vidéo en ligne baptisé les Real Baku Games (www.realbakugam.es/fr/) pour démasquer la réalité des Jeux.

Ce mini jeu vidéo interactif en ligne détourne des épreuves phares auxquelles l’internaute peut certes participer, mais dans la peau d’un prisonnier politique azéri : le 100m cellule, la boxe contre son ombre, le saut en hauteur sur paillasse, la natation sans piscine dans l’évier et le lancé de boulette de papier. Il s’inscrit dans un parcours de sensibilisation, de viralisation et d’engagement du public dans le combat de la FIDH. Une fois l’expérience du jeu terminée, l’internaute est invité à partager sa performance sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter) auprès de ses amis et followers, et à signer la pétition pour la libération des prisonniers politiques. Cette mécanique prend place au cœur d’un dispositif digital, de e-influence et de relations presse.

Pour interpeller et susciter l’intérêt du plus grand nombre, Babel a soigné l’esthétique du jeu et du visuel de campagne en empruntant les codes très actuels du retro gaming et en faisant appel à des artistes de renom. Le game design a été confié à Pippin Barr, développeur chypriote spécialiste des jeux 8-bit, rendu célèbre sur la toile par son jeu «The shining». Son talent et la simplicité de son exécution permettent d’obtenir des jeux divertissants, tendances et porteurs de message. Le visuel de campagne a pour sa part été réalisé par l’illustrateur Mark Borgions, figurant parmi les 200 meilleurs illustrateurs de Lurzer’s Archive.

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