QUOI DE NEUF ?

Identité Responsable, qui dit mieux ?

 

Responsabilité sociétale, consommation responsable, technologies responsables… notre époque est pétrie de consciences estimables. À la fois miroir et moteur des mutations profondes qui traversent nos sociétés, la communication n’y échappe pas, bien sûr, et nombreuses sont les initiatives, mesurées ou ambitieuses, menées de front par les acteurs du secteur pour engager l’évolution vitale de nos savoir-faire vers plus de responsabilité. Sur ce chemin aussi enthousiasmant qu’escarpé, l’identité visuelle reste souvent la grande oubliée de cette quête vertueuse.

En effet, alors que les entreprises s’engagent chaque jour davantage à participer au développement d’une société plus inclusive, plus équitable et plus durable (et que leurs publics les jugent à cette aune), force est de constater que leur première expression de marque reste la plupart du temps façonnée sans faire grand cas de ces trois dimensions. Et si l’eco-branding a pu ouvrir la voie au développement d’identités plus écologiques, le concept souffre de sa circonscription au volet environnemental et à la phase de conception.

L'Identité Responsable,
c'est redonner toute sa noblesse au design de marque
Christian de Bergh Directeur du design

Car les actifs immatériels que sont les marques sont bien des signes matériels dont les processus de création et de diffusion doivent contribuer à cette responsabilité.

L’Identité Responsable c’est, pour limiter durablement notre impact, aller au-delà du taux d’encrage ou du dark mode, en choisissant des partenaires engagés (banques d’images, agenceurs, etc.) ou en orchestrant un (re)lancement de marque raisonné, mû par une vraie conscience des moyens et l’organisation d’un tuilage efficient et vertueux : assurer une seconde vie pour les anciens objets de marque, penser un nouveau déploiement retail autour d’une ossature existante, etc.

C’est faire mieux pour les gens, en incluant enfin leurs usages et leurs aspirations au cœur même des fondamentaux identitaires : représenter la réalité de notre diversité (halte aux registres iconographiques hors-sols, consensuels et uniformisés), rendre une identité accessible à tous (et se soucier qu’un pictogramme soit lisible pour 1,7 million de Français atteints d’un trouble de la vision), valoriser les territoires dans lesquels sont ancrées les entreprises (le Made in France, ça se joue ici aussi), soutenir la jeune création… il existe des dizaines de possibles, ne nous en privons pas.

Et c’est faire mieux avec nos clients, encore trop souvent étrangers aux rouages, aux impacts et aux vertus cachées de l’exercice pourtant si intime qu’est la création d’une identité. Cela nécessitera de s’arracher à nos habitudes (a-t-on, par exemple, forcément besoin de faire appel à des mannequins pour le territoire corporate d’une marque de cosmétiques alors que ses collaboratrices et ses collaborateurs peuvent en être les meilleurs et les plus fiers ambassadeurs ?) pour avancer pas à pas avec eux, en adéquation avec leurs réalités, leurs besoins et leurs ressources.

L’Identité Responsable n’est ni une mode, ni un vernis, ni une panacée. C’est une démarche pragmatique, progressive et fédératrice qui s’inscrit au cœur des transformations et redonne toute sa noblesse au design de marque. Une démarche que nous avons initiée chez Babel, que nous voulons ouverte à tous, et dans laquelle le mieux est résolument l’ami du bien.

Et vous, où en êtes-vous, de votre identité ?

Faire mieux pour les gens
Le cas Maisons de Famille

Nolwenn Renouard, consultante marque et design à l’agence, nous explique la vertu de mobiliser les usagers finaux dans la création d’une identité responsable.

Faire mieux avec nos clients
Le cas Dr. Pierre Ricaud

Trop souvent survolé lors de la création d’une identité, le territoire iconographique est un formidable moyen de véhiculer les valeurs et les engagements de sa marque, de sa conception jusqu’à sa production, et de se détacher de registres uniformisés.

Faire mieux pour l'environnement
Minimiser les impacts de son déploiement

Comment intégrer le déploiement d’une marque dans une démarche d’identité responsable ? Christian de Bergh, directeur du design, nous présente 3 principes directeurs pour minimiser son impact.